Jack l’éventreur n’est pas un homme – Pascale Leconte

Je voudrais remercier encore une fois Pascale Leconte pour sa confiance. J’ai déjà eu la chance de chroniquer deux de ses romans, Le dernier conte et Mais que pensent les méduses ?, que j’avais beaucoup aimés, et j’étais ravie de la découvrir dans un autre style.

Les trois romans de Pascale que j’ai eu la chance de lire appartiennent à des genres et des registres totalement différents. Celui-ci est un thriller historique, un livre très sérieux et adulte, qui est à l’opposé des deux précédents. Et cette fois encore c’est une réussite pour l’autrice. Elle sait manier la plume et les mots à merveille et maîtrise tous ces différents styles d’écriture. C’est assez rare pour moi de voir un auteur écrire dans autant de genres différents, mais avec Pascale c’est toujours très bien fait. Elle a beaucoup de cordes à son arc. C’était très sympa à lire, grâce à sa plume toujours simple et efficace, et je suis entrée dans l’histoire immédiatement, me laissant porter sans vraiment me rendre compte du temps qui défilait hors du livre ^^.

Je ne m’y connais pas vraiment en tueurs en série, ou en Jack l’éventreur. Je connais les grandes lignes, j’ai du lire peut-être deux livres qui y faisaient référence de près ou de loin, alors je ne suis pas une experte du tout. Dans certaines chroniques les blogueurs parlent d’anachronismes et de choses dans le genre, mais personnellement je ne les ai pas remarquées, et ça ne m’a pas gênée du tout. N’étant pas une référence sur le sujet je me suis contentée de me laissée emporter par l’histoire et par le pur divertissement, et ça a très bien marché :). J’ai trouvé l’histoire très originale, très cool et intéressante à lire, moi elle m’a parue crédible, j’ai bien aimé. Donc si vous êtes des novices comme moi, ça passera tout seul :D.

Je sais que les personnages, les faits, les lieux, ont réellement existés et entrent dans l’histoire légendaire de Jack l’éventreur. Cela dit je n’ai pas fait de recherches sur le sujet, afin de confirmer ou non ce que nous raconte Pascale. Je vous dit je me laisse embarquée. J’avais envie de croire à la théorie de Pascale, à son histoire, à cette version si différente et inédite. Cette hypothèse féminine me plaît bien, et j’avais envie de garder le mystère, et de ne pas éclaircir l’histoire avec de vrais faits. Cela dit je pense que Pascale a du passer beaucoup de temps à mener son enquête, à rassembler les faits et les données pour écrire cette théorie, et je souligne ce temps passé, car ça donne une hypothèse crédible. Après tout pourquoi pas ? Pourquoi ce tueur en série si célèbre ne serait pas une faible femme ? Qu’est-ce qui prouve que c’est absolument un homme ? Une femme, une gentille épouse bien élevée ne serait pas crédible en tueuse ? Et bien l’idée n’est pas si saugrenue (j’adore ce mot !).

Florence, l’héroïne, est une personne détestable. Dès les premières pages j’ai ressenti de l’antipathie pour elle, et plus l’histoire avance plus ce sentiment se renforce. Pourtant plus on la connaît, et plus on en apprend sur elle et sur son passé, plus on arrive à la comprendre, et à déchiffrer le pourquoi de ses comportements. Mais elle est quand même horrible et on ne l’aime pas plus ! Son mari pareil. Au départ j’avais un peu d’empathie pour lui, il vit des choses difficiles avec Florence au quotidien, mais au final je ne l’ai pas aimé non plus. En fait je n’ai vraiment apprécié aucun des personnages rencontrés. Mais même si je n’en aime aucun, et si je n’ai aucune empathie ou sympathie pour eux, j’avais quand même envie de continuer ma lecture et de savoir la fin (Et quelle fin d’ailleurs ! Je l’ai pas vue venir celle-là :O!). Je trouve que c’est un bel exploit, de réussir à faire un livre sympa et intéressant, qu’on a envie de lire, alors qu’on aime aucun des personnages… C’est plutôt fort.

Il y a certaines scènes qui sont un peu dérangeantes, je pense qu’il faut le signaler, pour les âmes très sensibles, comme la scène du lapin blanc au marché par exemple, qui sont parfois un peu dégoûtantes à lire (moi la chair et le sang vous savez, je suis vegan alors je suis pas fan xD). Mais elles ne sont pas là pour faire sensation, elles sont utiles et servent le récit. Elles nous permettent de mieux comprendre la psychologie de Florence. C’est un personnage très travaillé et crédible. Une femme dérangée, psy, hystérique et manipulatrice… Pour une fois qu’une héroïne de roman porte mon nom, il faut que ce soit une folle ! Quelle chance ! xD

EN BREF : Pascale nous prouve une fois encore qu’elle maîtrise parfaitement beaucoup de genres littéraires différents. La plume est toujours de qualité et agréable à lire. L’histoire nous offre un point de vue différent de l’Histoire, une version crédible, féministe, et finalement très sympa à lire. Qui oserait croire que ce célèbre tueur serait une faible femme ? L’idée n’est pourtant pas si folle…

Jack l'éventreur n'est pas un homme Fiche Livraddict.

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