Le clan du corbeau blanc, tome 1 : La malédiction du wendigo – Elfydil

Dernier jour du mois, je suis pile poil dans les temps pour rendre mon avis pour le PAI. Il s’agit de ma deuxième lecture pour la catégorie imaginaire.

Le clan du Corbeau blanc est un roman complexe, et j’ai un avis très mitigé à son propos. Il y pas mal de bonnes idées, mais je pense qu’il y autant de choses que j’ai aimées… que de choses que je n’ai pas appréciées…

Commençons par le positif. J’aime beaucoup que ce roman parle de wendigo. Ce sont des créatures assez méconnues et peu représentées dans le milieu littéraire, c’était donc une bonne surprise de les retrouver ici. Il y a deux origines à la légende du wendigo, et je n’en connaissais qu’une (celle du cannibalisme), c’était donc une encore meilleure surprise de découvrir la seconde. C’était intéressant. D’ailleurs ce mythe est plutôt bien traité dans le roman. La possession, le démon, les manières dont il se manifeste, les réactions de l’héroïne, tout est bien décrit et c’est une idée que j’ai bien aimé (même si le wendigo aurait pu être carrément plus méchant…).

J’ai plutôt bien apprécié Nokomis aussi (du moins au début). C’est une femme forte, combattante, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, ça fait toujours plaisir de croiser ce genre de personnages. La façon dont son clan la traite, l’injustice dont elle est la victime a créé chez moi un sentiment d’empathie pour elle, et je me suis attachée à elle. Son courage, sa loyauté, et l’amour qu’elle donne aux autres en font un personnage riche et fort. Mais je dois avouer que plus l’intrigue avançait plus elle m’açacait. Je sais qu’elle est possédée, que c’est une victime, et que ça doit être épuisant comme épreuve. Mais elle garde tout pour elle, elle communique quand c’est trop tard, elle se laisse trop gouverner par ses émotions et n’écoute que tardivement les conseils… A force j’ai trouvé ça agaçant. Comme sa relation avec Ayana. Au début c’est tout mignon, ça ne prend pas trop de place dans le roman, et plus ça avance plus on part dans des clichés, avec un pseudo triangle amoureux et des réactions ennuyeuses de la part des deux femmes… A la seconde moitié du roman le livre passe clairement du genre fantasy à une romance !

L’univers créé par l’autrice est vraiment intéressant. Les différents clans, le chamanisme, les Anciens, les totems, ce sont de bonnes idées, et l’univers est plutôt cohérent. Mais il nous manque des informations. Sur les totems par exemple. Je me suis posée plein de questions, et je n’ai eu mes réponses que tardivement dans le roman, c’est dommage, parce qu’à ce moment là je m’y étais déjà désintéressé. Un petit point explicatif en début de roman aurait été grandement apprécié.

Si au début j’ai trouvé la plume plutôt fluide à lire, et si je me suis dit que peut-être j’arriverai à lire ces 700 pages en numérique sans avoir envie de prendre du prozac, j’ai assez vite déchanté. Au début ça ne m’a pas sauté aux yeux, mais je dois avouer que le style de l’autrice est assez… Comment dire ça… plat. Il manque quelque chose au récit. Une autre blogeuse à écrit que l’autrice devrait faire du « show don’t tell ». Et c’est exactement ça en fait. C’est un peu trop scolaire, et pas assez immersif. Et au bout de plusieurs centaines de pages, ça devient vite ennuyeux. Non mais 700 pages ! Il faut y donner du dynamisme ! Et très honnêtement il y a des passages qui aurait pu être raccourcis ou carrément supprimés. Il y a énormément de longueurs. Franchement ça a été très difficile de terminer ce livre. Pourtant l’idée de base était bonne, j’étais emballée… Mais en pratique ça ne l’a pas du tout fait pour moi. La romance prend trop de place, il y a trop de longueurs, et il y a plein de passages incohérents qui m’ont rendue plus que perplexe. Par exemple pourquoi personne ne refait une amulette à Nokomis ? Et pourquoi aller dans le village d’Ayana ? A aucun moment on se dit que c’est une bonne idée en fait, que ce soit pour eux ou pour Nokomis, c’est la dernière chose à faire… Et comment Chilali peut dire à Nokomis qu’elle s’en sort bien avec son démon alors qu’elle a quand même tuer plein de gens, et pas que des ennemis -_-‘. On a oublié un événement tragique à ce que je vois…

D’ailleurs j’aimerais savoir quelque chose : c’est quoi exactement le genre de ce livre ? Les autres blogeurs parlent de dark fantasy, mais je ne suis pas du tout d’accord. Et je crois que l’autrice non plus parce qu’elle n’a pas réussi à se fixer sur une seule ligne directrice. On a de la fantasy oui. On a aussi du dark. D’ailleurs avant de lire un livre qui montre des scènes de torture et de viol j’aimerais être informée. Peut-être que j’ai loupé l’information, que c’est noté quelque part dans un support du PAI, mais je pense qu’il faudrait informer les gens. Parce que les scènes de viol c’est non merci. Surtout quand elles n’apportent rien à l’histoire. Vous ne connaissez aucune autre méthode pour créer du drama ? C’était désagréable à lire. Je lis pour me divertir, et trouver ce genre de scènes me hérissent toujours les poils. C’est rédhibitoire pour moi. Et à côté de ça on aussi des scènes niaises à souhait, notamment avec les histoires d’amour, qui jurent et contrastent complètement avec les scènes désagréables précédemment citées… Les réflexions des personnages sont très jeunesse d’ailleurs. Leurs relations, leurs paroles, leurs pensées, leurs réactions, on se croirait parfois dans un roman ado. Le Wendigo c’est pareil. Je le trouve plutôt gentillet pour un démon de dark fantasy… Je ne comprends pas les choix de l’autrice, et je ne comprends pas où elle a voulu nous emmener. J’ai l’impression qu’elle s’est un peu perdue dans différents styles.

EN BREF : Une lecture en demi-teinte pour moi. Il y a plein de bonnes idées, mais la plume de l’autrice ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas compris quel était le style de ce roman. On alterne entre des scènes de romances un peu naïve et des scènes violentes. Le mélange ne prend pas. Et c’es terriblement looong à lire. Il y a facilement 300 pages de trop, et je me suis ennuyée.

Le clan du Corbeau Blanc Fiche Livraddict

Cette chronique est réalisée dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019. Suivez l’aventure sur le site officiel, Facebook, twitter ou instagram pour être informés de toutes les avancées de ce joli prix !

PAI 2019 Chroniqueur Imaginaire

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